A peine avait-elle terminé sa phrase...

Publié le par Sandrine

A peine avait-elle terminé sa phrase que le téléphone sonna à nouveau, vrillant leurs nerfs déjà à vif.
" C'est à Carquairanne, cette fois! s'exclama-t-il en serrant son poing qui reposait à côté de sa tasse de porcelaine blanche.
- Ils essaient de nous encercler! déclara Jacques, frustré de ne rien pouvoir faire. Il faudrait faire des rondes dans les collines pour essayer de leur tomber sur le râble! tonna-t-il.
- C'est inutile et vous le savez parfaitement, Jacques. Ce sont des as de la minuterie. Ca fait bien longtemps qu'ils ne traînent plus dans les parages. En outre, il fait noir comme dans un four, un tel mécanisme est ridiculement petit et les collines sont immenses... il ne servirait à rien de mobiliser des hommes précieux pour les envoyer au diable sans aucun espoir! Nous sommes pieds et poings liés", constata-t-elle avec une amertume égale à celle des deux hommes.
Comme pour lui donner raison, le téléphone retentit.
" Les autres se sont déclenchés simultanément. Vous aviez encore vu juste, Marie-Anne: avec les collines de Valcros à La Londe, ça fait trois, la pinède de La Capte, quatre, La Crau, cinq, Le Revest, six, La Môle, sept! Ils n'y arriveront jamais..., dit-il pensivement en songeant aux soldats du feu aux prises avec cet ennemi impitoyable.
- Il va y avoir de la casse, confirma la jeune femme. Ils veulent faire un maximum de victimes, tailler aveuglément dans la masse... laisser le choix des gens sacrifiés à la grâce de Dieu..."

Lire la suite: Soudain, la lumière se coupa

Publié dans La Clef de sept

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article