Après avoir avalé son café à la hâte...

Publié le par Sandrine

Après avoir avalé son café à la hâte sous l’œil désapprobateur de Maxime, Sébastien s’assit à nouveau à son ordinateur.
Israël s’établit à Shittim. Les hébreux se mêlèrent à la population locale et les unions mixtes ne tardèrent pas à se multiplier.
Moïse voyait ce phénomène d’un mauvais œil. Non seulement l’intégrité du peuple hébreu était gravement menacée par ce métissage qui leur serait nécessairement fatal eu égard à leur infériorité numérique mais le culte de Yahvé en était ébranlé. S’il ne faisait rien, le culte du Dieu unique serait totalement oublié d’ici deux générations. Il avait beau inciter les prêtres à resserrer leur emprise sur les fidèles, leurs voix étaient évidemment moins puissantes que celles qui susurraient dans les alcôves. Il fallait frapper suffisamment fort pour que les hébreux n’osent plus accorder le moindre regard aux Moabites et que celles-ci les fuient. Moïse tapa du poing sur l’autel des holocaustes où les offrandes se faisaient dangereusement rares.
«- Va chercher les lévites!» Ordonna-t-il finalement à Aaron. Moins de cinq minutes plus tard, son armée se prosternait devant lui, attendant de connaître la mission qui allait leur être confiée.
«- Parole de Yahvé: prenez tous les chefs du peuple, empalez les à la face du soleil, pour Yahvé: alors l’ardente colère de Yahvé se détournera d’Israël. Car Israël, mon peuple, s’est commis avec le Baal de Péor et s’est prostitué avec les filles des moabites. Que chacun mette à mort ceux de ses hommes qui se sont commis avec le Baal de Péor.» Alors qu’une partie des lévites commençaient à accomplir leur macabre office, un hébreux passa devant Moïse, Eléazar et son fils, Pinhas, poussant devant lui une madiran pour l’inciter à fuir. A cette vue, Pinhas, sur un signe de Moïse, s’empara d’une lance, s’élança à leur poursuite et les transperça. Aussitôt, Moïse donna l’ordre aux lévites de cesser le massacre.
«- Va compter les morts. Intima-t-il à Josué avant de s’adresser à la communauté terrassée encore une fois par la tyrannie de son chef. Parole de Yahvé: Pinahs, fils d’Eléazar, fils d’Aaron, le prêtre, a détourné mon courroux des israélites parce qu’il a été, parmi vous, possédé de la même jalousie que moi. C’est pourquoi, je n’ai pas, dans ma jalousie, achevé les israélites C’est pourquoi je dis: je lui accorde mon alliance de paix. Il y aura pour lui et pour sa descendance après lui, qui lui assurera le sacerdoce à perpétuité. En récompense de sa jalousie pour son Dieu, il pourra accomplir le rite d’expiation sur les israélites Quant à vous, pressez les madianites et frappez-les. Car ce sont eux qui vous ont pressés, par leurs artifices contre vous dans l’affaire de Péor, et dans l’affaire de Kozbi leur sœur, la fille d’un prince de Mâdian, celle qui fut frappée le jour du fléau survenu à cause de l’affaire de Péor;"
«- Combien? Demanda-t-il à Josué qui s’était discrètement glissé derrière lui.
- Vingt quatre mille. Satisfait, Moïse hocha gravement la tête.
- Ca devrait leur donner du cœur au ventre dans le combat qui les attend. La guerre, voilà le seul antidote à la rébellion. Retiens bien ce que je viens de te dire Josué: dès que le peuple murmure, détourne son attention et sa colère en le jetant dans une grande bataille, c’est la seule solution.»

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