Hélène est étendue sur un lit d’hôpital, affreusement boursouflée.

Publié le par Sandrine

Hélène est étendue sur un lit d’hôpital, affreusement boursouflée. Jean sourire aux lèvres, essaie de garder son sérieux alors qu’un médecin leur explique doctement la situation.
Le médecin.
Ce n’est rien de grave. Un choc anaphylactique est toujours impressionnant mais il ne laisse jamais de trace. Si nous avions pu déterminer l’espèce de l’araignée, nous aurions pu intervenir plus efficacement…
Jean.
Tu vois, chérie, quand je te disais qu’il ne fallait pas la tuer…
Hélène.
Et moi, quand je te disais que ce n’était pas une araignée de chez nous!
Le médecin.
Vous aviez raison tous les deux. Il aurait mieux valu que nous l’ayons vivante afin de vous prescrire un traitement qui vous aurait évité de gonfler comme ça. Malgré tout, je suis en mesure d’affirmer qu’aucune araignée endémique ne peut provoquer une telle réaction. C’est sans doute un animal exotique importé illégalement…
Hélène.
Et je crois que je sais à qui appartient cette bestiole!
Jean.
Tu es extralucide?
Hélène, haussant les épaules.
Le fils de madame Morel a fait un voyage en Amazonie l’année dernière…
Jean.
Délateur et trafiquant d’animaux… Tu as eu raison de lui offrir la voiture pour le féliciter!
Hélène.
Je t’en prie, Jean! Je souffre déjà assez comme ça sans subir tes sarcasmes en plus! Quand retrouverai-je un aspect normal, Docteur?
Le médecin.
Oh, rapidement… D’ici deux ou trois jours au maximum.
Hélène. Et vous appelez ça rapidement!
Jean.
Allons, allons, c’aurait pu être pire. Imagine un peu ce qui se serait passé si ça avait été une veuve noire…
Hélène.
Tu serais veuf!
Jean, l’embrassant sur le front.
Tu as raison, mon cœur, ça n’aurait pas pu être pire.

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