La sonnerie du téléphone la tira d’un sommeil agité...

Publié le par Sandrine

La sonnerie du téléphone la tira d’un sommeil agité dans lequel son fils n’en finissait pas de mourir.
«- Bonjour madame, ici le commissariat…
- Je vous écoute. Lui répondit-elle d’une voix encore mal assurée.
- C’est-à-dire que c’est assez délicat…
- Ca ne pourra pas être pire que ce que vous m’avez déjà annoncé. Répliqua-t-elle, fataliste.
- Vous avez sans doute remarqué que des échauffourées ont éclaté hier soir…
- Oui, mais que voulez-vous que j’y fasse?
- Les jeunes invoquent une bavure policière envers votre fils pour justifier leurs exactions. Il faudrait que vous lanciez un appel au calme faute de quoi la nuit prochaine risque d’être bien plus difficile que la précédente.
- Ecoutez, je vous ai dit que je comprenais le geste de votre collègue mais je ne peux rien faire de plus. Je ne parle à personne ici. Mon fils et moi tâchions d’être discrets. Je ne cherche ni les ennuis ni la publicité. De grâce, laissez-moi pleurer mon fils en paix.
- Je vous comprends parfaitement, madame, mais je doute que vous puissiez en jouir bien longtemps alors que le chaos le plus total règne autour de vous et qu’une bande de malfrats vous manipule.
- Et que tentez-vous de faire, vous?
- De ramener le calme.
- J’ai perdu mon fils, monsieur. Tout le reste m’indiffère.
- Pensez à sa mémoire…
- Pensez à ma douleur.» Répliqua-t-elle, acide, avant de raccrocher.

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article