Le gendarme Seauler se présenta vers dix heures...

Publié le par Sandrine

Le gendarme Seauler se présenta vers dix heures. Dès qu’ils se serrèrent la main, une sympathie réciproque rapprocha les deux hommes. Le docteur Chazel pria le gendarme de s’asseoir.
«- Je vous remercie de vous être déplacé. Je vous ai fait venir aujourd’hui au sujet de l’une de mes patientes: Laura Garnier.
-Je m’en souviens parfaitement. Elle n’a vraiment pas eu de chance.
-Hélas je crains que la malchance ne la poursuive encore à ce jour. Laura a retrouvé quelques temps après son retour, son chat poignardé à la porte de son domicile. Depuis, elle a reçu ceci. Dit-il en ouvrant un tiroir de son bureau et déposa sur celui-ci le paquet de papier brun contenant la seringue et le message froissé. Il poussa le tout vers le gendarme Seauler. Celui-ci hocha légèrement la tête.
-Je vois. La seringue constitue déjà en elle-même une menace claire lorsque l’on connaît l’histoire de mademoiselle Garnier, mais la lettre ne nous laisse plus aucun doute. Laura est sous surveillance et ils peuvent frapper n’importe quand et n’importe où. Ce qui m’étonne tout de même est qu’ils n’aient pas déjà fait le nécessaire pour l’éliminer dans la mesure où il semble évident qu’elle constitue une menace pour ces personnes.
-Je me suis fait la même réflexion. Ils, qui qu’ils soient, prennent des risques inutiles. J’en suis donc arrivé à la conclusion qu’il s’agit vraisemblablement de déséquilibrés qui jouent avec les nerfs de Laura pour se prouver leur toute puissance.
-Ou l’amener au suicide… Cela semble logique, mais ce n’est pas un profil psychologique qui nous permettra de les retrouver et de les mettre hors d’état de nuire. Mademoiselle Garnier vous a-t-elle donné des informations se rapportant à ses ravisseurs?
-Non. Elle refuse obstinément d’évoquer ce sujet.
-Nous avons pris contact avec elle à sa sortie de l’hôpital, pou l’informer qu’elle avait le droit de porter plainte mais elle a refusé catégoriquement.
-Je crains qu’elle ne soit dans le même état d’esprit aujourd’hui encore.
- Je peux toujours envoyer la seringue et la lettre au laboratoire pour une recherche d’empreintes mais je doute sincèrement que ça donne quelque chose. De toutes façons, je ne pourrai rien entreprendre sans une plainte de sa part.
-Je sais. Je vais essayer par tous les moyens de la faire parler et de la convaincre de porter plainte. Je redoute de la laisser sortir d’ici sans protection. Dieu seul sait ce qui pourrait lui arriver.
-J’en suis parfaitement conscient mais je ne peux pas protéger les gens malgré eux. Tant qu’elle ne dépose pas plainte, je suis pieds et poings liés.
-Je comprends. Je vais faire au mieux.
-Je vous souhaite de tout cœur de réussir.»

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