Lorsqu’il poussa la porte...

Publié le par Sandrine

Lorsqu’il poussa la porte, Sébastien découvrit Valérie, prostrée sur le canapé, les yeux et le nez rougis. Il s’approcha doucement d’elle et posa la main sur son épaule. Après un instant, elle leva son visage vers lui.
«- Maxime n’est pas avec toi? S’étonna-t-il.
- Je ne sais pas. Il m’a seulement dit qu’il sortait pour régler une affaire urgente. Et toi, où étais-tu?
- A la gendarmerie, ils m’ont accusé d’avoir tué Richard…
- Quels idiots!
- Ca va aller?
- Oui, il me faut juste le temps d’absorber le choc. Richard était âgé et je m’attendais à ce que ça arrive, mais certainement pas dans ces circonstances. Qui a bien pu faire ça? Il n’a jamais fait de mal à personne.
- Si je le savais, il ne serait plus en état de nuire, tu peux me croire!
- Il n’aurait jamais souscrit à l’idée d’une vengeance quelconque.
- Ah, tu es là! S’exclama Maxime, soulagé. Figure-toi que j’ai filé chez mon avocat dès que j’ai su qu’ils t’avaient emmené.
- Ils n’avaient rien de sérieux contre moi. J’ai eu le tort de me trouver au mauvais endroit au mauvais moment.
- Ca devient une mauvaise habitude chez toi.
- Je crois que je vais rentrer. Valérie et toi avez besoin de vous retrouver un peu seuls.
- Surtout pas! Protesta Valérie. Je ne veux pas rester ici à ruminer mes idées noires. J’aime autant qu’il y ait du mouvement et je veux être sûre que ton projet arrive à son terme. C’est le moins que nous puissions faire pour Richard.
- Je n’avais aucunement l’intention de jeter l’éponge.
- Elle a raison, Séb. Nous formons une équipe et si nous nous divisons, nous risquons d’accumuler les difficultés. Tu es chez toi ici.
- Merci.
- J’ai retrouvé dans les affaires de Richard une lettre qu’il avait rédigée pour signifier à sa hiérarchie qu’il voulait démissionner. Que dois-je en faire?
- Je ne sais pas. Lui répondit Maxime. C’est toi qui le connaissait le mieux, essaie simplement de faire ce qui te semble être le plus juste.» Valérie acquiesça sombrement.

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