Lorsque Sébastien s’éveilla d’un sommeil sans rêves,...

Publié le par Sandrine

Lorsque Sébastien s’éveilla d’un sommeil sans rêves, il s’habilla à la hâte et décida d’aller faire quelques pas dehors afin de s’assurer que la voiture grise était toujours garée au bas de la propriété. Si c’était bien le cas, nul doute qu’il s’agissait de policiers.
Si en revanche ils avaient disparu, il y avait tout lieu de penser que c’étaient des affidés de Damien qui avaient vu ce qui les intéressait lorsqu’il avait posté la fausse lettre. Il descendit jusqu’à la route mais ne vit aucun véhicule. Il poussa un soupir en entrant dans la maison où flottait une délicieuse odeur de café et de pain grillé.
«- Ils ont disparu, n’est-ce pas? Sébastien hocha sombrement la tête.
- Ce n’est pas vraiment une bonne nouvelle…
- Tu t’y attendais pourtant.
- Oui.
- Nous devrions peut-être en parler à la gendarmerie… Lui suggéra Valérie.
- C’est inutile. Damien a téléphoné une dizaine de fois au préfet. Les autorités ne nous serons d’aucun secours.
- Remets-toi au boulot, c’est notre seule chance de nous en sortir.» La sonnette retentit, les interrompant. Surprise, Valérie ouvrit la porte à deux gendarmes.
«- Bonjour madame, pouvons-nous nous entretenir quelques minutes avec vous?
- Entrez. Leur répondit-elle en s’effaçant devant eux. Ils saluèrent brièvement Maxime et Sébastien et l’un d’eux s’éclaircit la voix avant de prendre la parole.
- Nous sommes ici pour vous annoncer que le meurtrier de votre oncle s’est rendu cette nuit. Il s’agit d’un sans domicile fixe qui prétend que votre oncle a refusé de lui porter assistance et qui s’est vengé après l’avoir suivi quelques temps. Nous vous présentons nos condoléances, madame, et nos excuses, monsieur. Ajouta-t-il à l’adresse de Sébastien. Le corps de votre oncle est à votre disposition pour les funérailles. Conclut-il en baissant la voix.
- Excusez-moi, monsieur, mais peut-on connaître l’identité de cet homme? Lui demanda Sébastien.
- Je suppose que vous l’apprendriez vous-même de toute façon… Il s’agit d’un certain Laurent Thouard.
- Je vous remercie.» Valérie demeurait figée dans ses pensées et ce fut Maxime qui raccompagner les deux hommes.
«- C’est impossible… Murmura-t-elle en agitant fébrilement sa cuiller dans sa tasse de café. C’est impossible! Richard n’a jamais refusé son aide à personne. Maxime posa sa main sur la sienne et elle leva les yeux vers lui.
- C’est peut-être tout simplement un déséquilibré… La raisonna-t-il.
- Je vais essayer d’en savoir plus.
- Où vas-tu? L’interrogea Maxime.
- Je serai de retour d’ici une petite heure.» Leur répondit-il, évasif, en claquant la porte derrière lui.

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