Marie-Anne sonna brièvement...

Publié le par Sandrine

Marie-Anne sonna brièvement à la porte du petit pavillon dans lequel vivaient les Dugas.
Une femme en peignoir, les yeux bouffis et les cheveux roux en désordre lui ouvrit.
"Madame Dugas?
- Oui. Que voulez-vous? lui demanda-t-elle d'une voix éteinte.
- Je suis Marie-Anne Lesage, journaliste. Avant toute chose, je tenais à vous présenter mes sincères condoléances...
- Je vous remercie, la coupa-t-elle avec irritation. Mais je n'ai vraiment pas envie de m'amuser.
- Je comprends votre douleur, madame. Mais ne croyez-vous pas que la population doive être informée de ce qui se passe pour mieux se préserver?
- J'ai perdu ma fille. Son corps est profané par les médecins légistes et nous ne pouvons pas lui offrir de funérailles décentes... je n'ai pas envie de penser à autre chose pour l'instant. Laissez-moi en paix!
- Je ne vais pas vous déranger plus longtemps. Je vous donne mes coordonnées. Réfléchissez...", lui dit-elle en lui tendant sa carte que madame Dugas fourra négligemment dans sa poche avant de lui fermer la porte au nez sans un mot.

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Publié dans La Clef de sept

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