Mémé est seule dans la pièce, la nuit est tombée.

Publié le par Sandrine

Mémé est seule dans la pièce, la nuit est tombée. Une vitre se brise et la porte fenêtre s’ouvre sur deux silhouettes Qui entrent précautionneusement, munies de lampes torches. L’un des deux entreprend de fouiller le buffet pendant que l’autre balaie la pièce de sa lampe. Il l’arrête sur Mémé.
Voleur 1.
Ils sont timbrés ces gens-là! Eh, mate un peu la médaille… C’est de l’or ça!
Le voleur tire violemment sur la chaîne qui casse net et la fourre dans sa poche.
Voleur 2.
Elle doit avoir d’autres bijoux. Aide-moi un peu à jeter un œil…
Voleur1.
Hé, je ne touche pas à ça, moi!
Le voleur 2 décroise les mains de Mémé et découvre la bague.
Ca, ça vaut son pesant d’or… Tiens-moi la lampe.
Voleur 1.
Ca ne me plaît pas du tout…
Voleur 2, tirant sur la bague.
Tais-toi un peu, tu veux!
Ah
Il tire encore sur la bague et le doigt de Mémé se plie et refuse de reprendre sa position initiale. Le tableau glisse, Mémé apparaît.
Miracle! J’ai bougé! J’ai bougé! Tu ne l’auras pas comme ça, celle-là, mon lascar!
Voleur 2.
Passe-moi les pinces.
Voleur 1.
Si tu la coupes, la bague ne vaudra plus un clou…
Voleur 2.
Mémé.
Elle parvient à bouger le doigt frénétiquement au moment où le voleur ouvre les mâchoires de la pince.
Voleur 2, hurlant.
Elle bouge! Tirons-nous, vite!
Les deux voleurs s’enfuient en courant, laissant la porte grande ouverte.
Mémé.
… Priez pour nous pauvres pécheurs, aujourd’hui et à l’heure de notre mort… Surtout à l’heure de notre mort! Oh, merci, merci! J’ai au moins échappé à ça…

Commenter cet article