Moïse, parfaitement indifférent au sort des hébreux...

Publié le par Sandrine

Moïse, parfaitement indifférent au sort des hébreux qui se lamentaient sur leurs défunts, fit déplacer la tente sacrée loin du camp. Il la nomma tente du Rendez-vous.
Dorénavant, les hébreux désireux de rendre hommage à Yahvé devaient traverser le campement sous le regard de la communauté pour faire leurs dévotions. Ainsi, les tièdes et les bigots étaient impitoyablement livrés aux critiques et aux sarcasmes de leurs pairs. Moïse, prenant goût aux fastes de sa position, exigea que les hébreux lui constituent une haie d’honneur chaque fois qu’il se rendait à la tente, perpétuel rappel au peuple de sa sujétion envers ce despote. Ecoeuré jusqu’à la nausée, Aaron assistait à la longue descente au shéol de son peuple et de son frère. Il avait été le témoin du four que Moïse avait fait creuser à l’entrée de la tente et que Josué était chargé d’allumer de sorte qu’une épaisse fumée s’en dégage, signe visible de la présence de Yahvé aux yeux du peuple. Cette supercherie le révoltait profondément mais, craignant la réaction de Moïse, il se tut encore une fois. Des larmes de rage impuissante lui venaient aux yeux chaque fois que la fumée s’élevait et qu’il voyait les siens se prosterner devant ce Dieu tout droit sorti d’un esprit qui sombrait irrésistiblement dans la plus obscure folie. Il avait établi Josué comme gardien de la Tente et avait si bien perverti le jeune homme qu’Aaron se demandait par quelle magie il avait ainsi pu le convertir à son hérésie.

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