Ne me dites pas qu’elle vous a donné quelque chose pour vos fariboles!

Publié le par Sandrine

Bernard.
Ne me dites pas qu’elle vous a donné quelque chose pour vos fariboles!
Le curé.
Dieu et Marx ne prônaient-ils pas le partage?
Bernard.
De grâce, ne blasphémez pas!
Claire.
Assez! Laissez plutôt monsieur le notaire s’exprimer!
Mémé.
Puisse-t-il s’étouffer!
Henri.
N’est-il pas plus habituel d’ouvrir le testament dans votre étude, Maître?
Le notaire.
En effet, mais vous réunir tous ici pour y procéder était une des volontés de votre belle-mère.
Cécile.
Elle a toujours eu le sens des valeurs familiales…
Le curé.
A peu près autant que toi, Cécile.
Mémé.
Maudit sois-tu, colporteur!
Cécile.
Je vous sais gré de me reconnaître au moins cette vertu!
Claire.
Il ne te reconnaît rien du tout! Que voulez-vous dire, mon père?
Le curé.
Secret de la confession!
Mémé.
Janséniste!
Bernard.
Illusionniste!
Claire.
Je crois qu’il est temps de procéder, Maître…
Le notaire.
Je le crains…
Mémé.
Moi aussi!
Le notaire.
Ainsi, vous voici presque tous réunis aujourd’hui pour prendre connaissance des dernières volontés de votre mère…
Cécile.
Presque tous?
Claire.
Veux-tu bien laisser parler Monsieur?
Mémé.
Non!
Le notaire.
En ce qui vous concerne, Claire, votre mère a souhaité vous attribuer le quart de ses biens qui vous sera remis sous forme d’une rente mensuelle destinée à couvrir les frais de scolarité de Mathias. Le solde de cette somme vous sera versé le jour où Mathias aura fini ses études et sur présentation du diplôme.

Commenter cet article