Une longue et pénible attente commença...

Publié le par Sandrine

Une longue et pénible attente commença. Les deux gendarmes s’étaient éloignés et discutaient à mi-voix. L’un d’eux se dirigea soudain vers elle et son cœur se mit à battre à coups redoublés.
«- Je vais aller chercher des cafés pour mon collègue et moi, en voulez-vous un?
-Volontiers, merci.» Accepta-t-elle, surprise par la gentillesse de ces homme à qui elle n’avait pas prêté attention jusque là. Elle avait les yeux rivés sur la porte quand il revint avec les gobelets fumants. Elle allait se lever pour lui libérer les mains quand son collègue qu’elle n’avait pas entendu approcher lui posa la main sur l’épaule.
«- Ne bougez pas. Lui dit-il en désignant sa jambe plâtrée avec un sourire.
-Vous payeriez cher pour savoir ce qui se passe là-dedans, n’est-ce pas? Lui demanda-t-il en lui tendant le gobelet blanc.
-Oui. Ma mère n’aurait jamais fait de mal à une mouche. Ce qui s’est passé est un cauchemar.
-Vous êtes dans un palais de justice, mademoiselle. Elle se tendit, craignant d’avoir dit quelque chose d’inconvenant.
-Non. Répartit-il. Justice… Cela signifie que le juge prendra en compte tous les facteurs qui ont pu l’amener à commettre ce geste.
-De toute façon, poursuivit son collègue, ce ne sera qu’une décision préliminaire. Aujourd’hui, il s’agit simplement de déterminer ce qu’il convient de faire d’elle en attendant la tenue du procès. On ne peut pas condamner les gens sans procès équitable.
-Mais elle a avoué…
-Ce n’est pas une raison pour la priver de ses droits. Au contraire, le fait qu’elle se soit rendue spontanément sera considéré comme une circonstance atténuante. Tranquillisez-vous, le juge Boyer est très humain et vous avez un bon avocat.
-Merci.» Elle leur était reconnaissante de ne pas la laisser affronter seule cette attente et de lui expliquer les choses avec clarté et franchise.

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