Des documents sociaux absents

Publié le par Sandrine

En revenant de la poste, je préparais les tenues que j’avais portées six ans durant ainsi que les clés de la station. Le lendemain matin, Sandra et moi nous y rendîmes pour récupérer les documents sociaux ainsi que mon salaire. Pour pouvoir prouver que je m’étais bien rendu sur place, je pris quelques litres d’essence pour lesquels je demandais une facture. Valérie était en caisse. Le sac contenant mes anciennes tenues dans une main et les clés dans l’autre, je lui demandais de me remettre les documents idoines. Elle refusa, me disant qu’ils ne seraient prêts qu’en fin de mois, alors que nous en étions encore loin. Lorsqu’elle me vit sur le point de partir, elle me demanda cependant avec un bel aplomb de lui remettre les clés. Je lui répondis sans hésiter qu’elle les aurait lorsqu’elle se serait acquittée de ses obligations. Sitôt rentré, je repris ma plume.
« Mademoiselle,
Je vous écris ce jour suite à ma visite de ce matin. En effet, je me suis présenté à la station à dix heures comme en atteste le ticket ci-joint que vous m’avez vous-même délivré, afin de retirer mon solde de tout compte et les documents sociaux afférents conformément à ce que vous aviez annoncé dans votre courrier en accusé de réception. Je n’étais visiblement pas attendu puisque lors de cette visite vous n’avez pas caché votre étonnement arguant que vous aviez écrit dans votre lettre de licenciement que je recevrais tout ceci par recommandé. J’étais venu dûment muni des clés de la station et des tenues de travail, vous comprendrez que je souhaite vous les remettre ultérieurement. Je vous informe par la présente que dans la mesure où vous ne respectez ni les modalités ni les délais de remise des documents sociaux et du solde de tout compte que vous avez pourtant vous-même établi dans votre recommandé, je vais entamer une procédure en référé auprès du tribunal des Prud’hommes afin d’obtenir tout ceci sachant que vous me causez un préjudice financier extrêmement important puisque vous êtes toujours à me devoir la part patronale sur mes absences maladie et que vous me mettez dans l’impossibilité de m’inscrire aux ASSEDIC ce qui a pour effet de suspendre les versements d’indemnités journalières de la CPAM .
Vous remerciant par avance de votre attention, je vous prie d’agréer, Mademoiselle, mes salutations distinguées.
P.S. : ci-joint une photocopie du ticket attestant de ma présence à la station au jour et à l’heure dite. »

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