Elle en était, Nathan…

Publié le par Sandrine

«- Elle en était, Nathan… Lui dit-elle alors qu’ils attendaient l’arrivée du lieutenant et du légiste.
-Oui, je ne l’aurais jamais soupçonnée…
-Je suis vraiment désolée pour Jacques. Avec un pauvre sourire, il passa un bras autour de ses épaules.
-Aucun d’entre nous n’aurait pu prévoir et encore moins empêcher ce qui vient de se passer. Puis, se mettant face à elle et la regardant droit dans les yeux. Elle t’a menacée directement.
-Je sais. Ce n’est pas vraiment une surprise. Toi et moi nous doutions bien que mon tatouage n’est pas le fruit du hasard.
-Je ne m’explique toujours pas pourquoi ils t’ont désignée, toi.
-Ce n’est pourtant pas compliqué… Elle nous l’a dit: je me suis mise en travers de leur route et je crois que j’ai le profil idéal: je suis une femme, je suis journaliste donc j’ai le pouvoir d’égarer les foules, et surtout, il leur fallait quelqu’un pour incarner leurs peurs et sur qui focaliser leur haine pour assurer la cohésion du groupe. C’est bien connu, le meilleur moyen d’unir deux personnes que rien ne prédispose à cela est de leur désigner un ennemi commun à abattre. Lui expliqua-t-elle avec un fatalisme forcé.
-Elle était catholique.
-En es-tu sûr?
-Oui, je suis le parrain d’Emilie et j’étais de fait présent au baptême.
-Ce n’est pas une preuve. Il se peut qu’ils soient en fin de compte aussi peu catholiques que Témoins de Jéhovah…
-Et la croix?
-Il est vrai que ça fait deux éléments qui semblent les désigner mais souviens-toi de la validité des preuves qui accusaient Edouard…
-En effet, ça ne prouve rien pour l’instant. L’approuva le lieutenant qui venait d’arriver. Pourquoi lui? Demanda-t-il à Marie-Anne en parlant de Jacques à demi mot.
-Pour l’exemple. Il aidait le démon et devait payer pour cela.
-Et les enfants? Lui demanda-t-il à nouveau, la voix brisée par une colère sourde.
-Je suppose que ça faisait partie intégrante de la punition. Jacques est mort en dernier.
-Et elle ne voulait pas laisser de témoins derrière elle. Si nous n’étions pas arrivés si tôt, je pense qu’elle se serait érigée en victime pour pouvoir rester parmi nous à la fois pour fournir des informations de première main à ses acolytes et pour avoir une prise directe sur Marie-Anne. Poursuivit Nathan. Le lieutenant acquiesça sombrement.
-Rentrez à la gendarmerie, nous n’avons plus besoin de vous ici.La protection de Marie-Anne devient notre priorité absolue.»

Lire la suite: Marie-Anne s’étonna de voir le lieutenant ...

Publié dans L'ange pourpre

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