La mère supérieure se présenta à eux...

Publié le par Sandrine

La mère supérieure se présenta à eux, impeccablement vêtue et le visage serein. Elle leur présenta une petite femme aux cheveux blancs et courts, intimidée par ces gens qui avaient lourdement insisté pour qu’elle accepte cette rencontre et dont elle ne connaissait pas les intentions.
Marie-Anne lui expliqua longuement et avec mille précautions ce qu’ils avaient découvert à propos de son frère.
«- C’est impossible! S’exclama-t-elle, catégorique, quand Marie-Anne se tut enfin. Vous ne connaissez pas Paolo, sans quoi jamais vous n’auriez pu croire une minute aux fadaises que vous venez de débiter. Madame, j’ai la terrible sensation que c’est vous qui cherchez absolument à salir Paolo!
-Calmez-vous, je vous en prie… Je n’ai nullement l’intention d’insulter qui que ce soit. Je veux simplement connaître la vérité pour que cessent enfin ces atrocités.
-Il me touche peut-être plus qu’aucun d’entre vous, Madame, et pourtant, je n’ai aucune velléité de vengeance, moi!
-Ce n’est pas une question de vengeance, je comprends votre peine de voir votre frère impliqué dans cette sombre affaire mais pensez à la douleur de Témoins de Jéhovah qui ont subi un véritable génocide… Insista-t-elle avec véhémence.
-Je suis Témoin de Jéhovah! Cria-t-elle. Mon frère est incapable de faire le moindre mal.
-Si vous continuez dans cette voie, je veillerais à vous traîner en justice pour diffamation! Vous n’avez aucune preuve de ce que vous avancez!
-Ne niez pas l’évidence, il a bien commandé ces cent quarante quatre mille croix. Ce n’est pas un hasard, quand même… Se défendit-elle.
-Et le piratage informatique, vous n’en avez jamais entendu parler? Quand bien même, vous n’aviez aucune autorisation légale pour vous procurer ce document et n’importe quel avocat pourra en réfuter la validité comme preuve devant un tribunal. De plus, si le Pape avait le moindre doute quant à l’intégrité morale de mon frère, pensez-vous vraiment qu’il l’aurait maintenu dans ses fonctions? Je vous trouve bien légère!
-Ecoutez…
-Non! J’en ai déjà trop entendu. Vous êtes nuisible!» Hurla-t-elle en se levant et se dirigeant vers la sortie, aussitôt par la mère supérieure se confondant en excuses pour la désagréable tournure qu’avait pris la conversation.

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Publié dans L'ange pourpre

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