Ma réponse à la réclamation de Madame Verneuil

Publié le par Sandrine

Dès la première lecture de ce courrier, je pris ma plus belle plume et répondis dans les minutes suivantes :
« Madame,
J’accuse bonne réception de votre courrier et m’en étonne.
En effet, j’ai mandaté un huissier pour recouvrer la somme allouée par la cour d’appel et je ne peux croire qu’il ait manqué à ses devoirs.
En outre, avant de me réclamer un éventuel trop perçu basé sur une éventuelle fiche de paye, avouez qu’il aurait été de bon ton de me l’adresser afin que j’en prenne connaissance.
Sachez qu’il est de la responsabilité de l’employeur d’établir une fiche de paye de manière à faire connaître aux tiers le montant net d’une condamnation prud’homale et bien naturellement, de leur en fournir copie.
Or, il sévère que ni mon huissier, ni moi-même n’avons jamais eu cette fiche de paye.
En effet, et pour vous en faire la démonstration, je vous renvoie à vos propres incohérences, vous dites que vous avez émis cette fiche de paye sans me dire à quelle date vous l’avez fait. Si c’est antérieur à l’intervention de l’huissier, je m’étonne ne n’avoir reçu ni la dite fiche de paye, ni le paiement afférent…
Si c’est postérieur, comment expliquez-vous que je n’aie rien reçu et mon huissier non plus, pourquoi ne la lui avez-vous pas fournie lors des différentes démarches qu’il a dû diligenter envers vous ?
Pourquoi, du reste, si cette fiche existe, ne la joignez-vous pas au courrier que vous m’avez adressé et qui constitue, je tiens à le signaler notre seule et unique correspondance depuis le jugement prud’homal de première instance, c’est vous dire le temps qu’il s’est écoulé…
De plus je tiens à relever que votre manière d’agir est pour le moins cavalière. En effet, vous n’êtes pas sans savoir que nous avons été, vous et moi, condamnés pour moitié aux dépens. Ce qui veut dire que les frais d’huissier pour le recouvrement sont divisés pour moitié. Je n’ai donc pas eu recours à ce procédé de gaieté de cœur. Vous avez reçu, tout comme moi la décision de la cour d’appel à peine quelques jours après le jugement, vous n’avez pas jugé bon de vous exécuter, de telle sorte que j’ai dû prendre les mesures qui s’imposaient. Vous avez opposé une telle résistance aux mesures prises par mon huissier qu’il a fallu en arriver à une saisie attribution pour obtenir un paiement, malgré une signification et un commandement de payer.
Je vous rappelle en outre, que vous pouviez, dans le cadre de la procédure de saisie attribution, vous opposer soit à la procédure elle-même, en vous opposant à la dette qui vous était imputée, soit au montant que vous pouviez raisonnablement contester avec fiche de paye à l’appui.
Or, vous n’avez rien fait…
Et ensuite, vous avez gardé le silence…
Avouez que votre attitude, si vous êtes en possession d’un bulletin de salaire qui vous aurait permis de vous étonner de la somme demandée par l’huissier et de la contester est pour le moins inexplicable.
Aujourd’hui, donc, je reçois une mise en demeure me laissant à peine 8 jours pour réagir alors que force est de constater que vous avez pour habitude de vous accorder plus de temps, c’est le moins que l’on puisse dire, en quelque circonstance que ce soit.
Je vous réponds donc dans les délais impartis, non seulement pour relever vos incohérences et votre attitude cavalière à mon égard mais également et essentiellement pour vous demander de me fournir la dite fiche de paye avant d’envisager un remboursement quelconque.
Vous remerciant par avance de votre compréhension, je vous prie d’agréer, Madame, mes salutations distinguées. »

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