Mes observations concernant les attestations

Publié le par Sandrine

Concernant les attestations :
De celle de Monsieur Lebon :
Ce monsieur ment quant au lien de subordination. En effet, il travaille pour le Jardin d’Adeline qui sert actuellement la SARL en biscuits, vins et tapenades. Cette attestation a été faite 6 jours avant l’audience, n’est-ce pas un peu tardif ? En outre, il est à noter que la reprise des périmés ne constitue en aucune manière une gestion des périmés de la station effectuée, elle, par les caissiers. La casse étant consignée sur un cahier tenu par les caissiers et non par Monsieur Lebon.
Courrier concernant le tabac :
Le tabac est répertorié comme ayant une TVA à 0% et ne peut donc être réintégré à la comptabilité. Ce courrier atteste que les employés travaillent seuls en caisse. La vente de produits additionnels tels que le tabac est avérée grâce à ce courrier.
Attestation de Mademoiselle Roger :
Cette dame ment concernant son lien de subordination. En outre, je remarque qu’elle a travaillé pour Monsieur Dupont et ne peut donc témoigner pour la SARL 2 pour laquelle elle n’a pas travaillé, pas plus que pour Mademoiselle Dupont avec qui elle n’a jamais travaillé. Que sait-elle de l’organisation actuelle de l’entreprise ? De plus, elle était sous le régime des 39 heures puisque son contrat est antérieur au 20/01/2003. Elle ne peut donc éventuellement témoigner que pour la SARL 1. Qui lui prouve qu’aucune modification des conditions de travail n’est intervenue depuis ? Notamment l’interdiction de fumer au travail d’où la caducité de son témoignage concernant les pauses cigarettes. En outre, ce témoignage lui aussi est un peu tardif puisqu’il date de 5 jours avant l’audience. Il est à relever qu’elle témoigne notamment au sujet des pauses mais je rappelle qu’on ne peut contraindre un employé à renoncer à un droit même avec son accord. C’est illégal. Déjà on voit qu’il y avait un problème avec les heures et les pauses. Cela a donc commencé dès… ? Elle ne précise pas sa date d’entrée et de sortie de l’entreprise. Elle dit qu’il lui faut 5 minutes plus 2 minutes soit 7 minutes pour ouvrir et fermer à moins que son témoignage ne se contredise lui-même auquel cas il est irrecevable. Elle aussi oublie le temps de sortir le matériel de sécurité, de compter le fond de caisse, de vérifier le compte des cigarettes et des cartes téléphoniques ! Elle contredit ouvertement la procédure d’ouverture et de fermeture pourtant édictée par le pétrolier lui-même. Elle va même jusqu’à attester d’une annualisation des heures sans pour autant produire une copie de son contrat de travail. En outre, étant en caisse et seuls, il est inconcevable de manger ou fumer pendant nos horaires et à plus forte raison tout en servant la clientèle… Pour pouvoir travailler assis, comme elle l’affirme, il nous aurait fallu un tabouret. Nous n’en avions pas jusqu’à la visite de l’inspection du travail. En outre, si elle dit qu’elle ouvrait le rideau, c’est bien qu’elle était seule au moment de l’ouverture et de la fermeture et que ni le gérant, ni Madame Verneuil n’étaient présents et ne pouvaient donc contrôler les heures effectuées par chaque caissier. Elle dit ensuite qu’elle faisait plus d’heures l’été mais qu’elle était toujours payée pour cela, donc la SARL a bien payé les heures supplémentaires à une époque.
Attestation de Mademoiselle Nadine Combes :
Malgré ses affirmations, qu’elle ne peut prouver, Monsieur Pottier n’a ni été témoin, ni cautionné un comportement incorrect de Monsieur Lagarde. En outre, le changement de quart se faisait entre deux caissiers, elle atteste d’un problème qui se serait produit lors d’un changement de caisse entre 3 caissiers. C’est impossible donc mensonger ! Monsieur Lagarde n’a jamais « comploté » contre la direction. D’ailleurs, elle ne dit pas quelle est la nature de l’arrangement qu’il lui aurait proposé ni quand il lui aurait fait une quelconque proposition ! En outre, concernant le lien de subordination, il faut souligner qu’elle était caissière à la station qu’on ne connaît pas la nature de son contrat (CDD ou CDI) mais qu’elle affirmait travailler en parallèle à l’autre station, ce qui est pour le moins litigieux puisqu’à ce jour la SARL1 et la SARL 2 sont deux entités juridiques différentes et disposent de deux gérants distincts. En plus, elle aurait averti la direction du présumé comportement de Monsieur Lagarde mais il n’a jamais reçu aucun avertissement… Ca laisse songeur ! C’est une attestation à charge contre Monsieur Lagarde sans aucune preuve. Cette attestation a été faite trois jours avant le licenciement de Monsieur Lagarde, comment ne pas croire que cette attestation a été téléguidée par la direction afin de se séparer de Monsieur Lagarde ?
Attestation de Madame Batista :
Elle est irrecevable car elle n’est pas datée. Lien de subordination : nombreux !!! En effet, elle a été employée par la SARL 1 pendant deux ou trois ans ( son prénom est encore visible sur les emplois du temps des deux premières années durant lesquelles j’ai été embauché) ce qu’elle oublie volontairement de dire puis à nouveau par la SARL 2 durant allez, 15 jours au plus ! Sandra Bouvier nie farouchement avoir parlé de Monsieur Lagarde avec elle. De qui parle-t-elle quand elle dit « ils » ? Les relevés des cartes à points peuvent prouver qu’elle ment. Elle atteste que la gestion des périmés incombe bien aux employés et non à Monsieur Lebon ! Où est la copie de son contrat de travail mentionnant une annualisation ? Et ce document, qu’est-ce au juste ? Une attestation dans le cadre d’une procédure ou lettre de démission ? Encore une fois, elle ne date pas sa période d’emploi. De quel droit tente-t-elle d’impliquer Sandra Bouvier dans cette histoire alors qu’elle ne faisait qu’accompagner son compagnon au travail et saluer le caissier qui partait par politesse ? En outre, comment Madame Batista aurait-elle pu constater autant de dysfonctionnements alors que nous ne nous croisions que 10 minutes par jour au maximum ? Ce témoignage n’est qu’un long dénigrement de Monsieur Lagarde et de Monsieur Pottier ! En outre, si les clients pensent que Monsieur Lagarde est le patron, c’est qu’ils n’ont jamais vu Monsieur Dupont ou Madame Verneuil.
Attestation de Monsieur Andrieux :
Il est à noter que ce Monsieur a été employé après le licenciement de Monsieur Pottier. C’est sans doute le témoignage le plus tardif, puisqu’il date de 48 heures avant l’audience. La pêche aux attestations fût tardive pour la direction ! Il atteste bien du fait que les employés travaillent seuls et doivent pallier seuls aux menues pannes, aux conflits éventuels… Ils ne peuvent matériellement prendre leur pause ! Et ce, après le passage de l’inspection du travail !!! Je relève en outre que la fin de son témoignage est très similaire à celle de Mademoiselle Lopez.
Attestation de Mademoiselle Lopez :
Il est à noter qu’elle est employée par la SARL 2, que je ne l’ai croisée que 3 fois et qu’elle était en période d’essai au moment des faits ! Là encore, ce témoignage est pour le moins tardif. D’ailleurs, son témoignage est ultérieur au licenciement de Monsieur Pottier. A nouveau, où est la copie du contrat de travail portant mention de l’annualisation ? En outre, elle travaille depuis moins d’un an, quel est son recul sur l’année ? Comment peut-elle savoir que ses horaires s’équilibreront ? Elle atteste bien en outre d’un problème de paiement de maintien de salaire en cas de maladie. En outre, il convient de noter que Mademoiselle Lopez témoigne en faveur de Mademoiselle Dupont qui n’est gérante que depuis peu alors que le problème date d’il y a six ans. De plus c’est une caissière échelon 2 et pourtant elle atteste participer au comptage des caisses avec Mademoiselle Dupont. Si Mademoiselle Lopez travaille réellement 151.67 heures chaque mois, où sont donc ses congés payés ? Elle dit qu’elle est payée chaque mois sans exception sauf maladie ou autre, c’est naïveté confondante ! La fin de ce témoignage sent la guimauve et ressemble étrangement à celui de Monsieur Andrieux.
Attestation de Madame Eliane Levasseur :
Il s’agit d’une ancienne employée démissionnaire qui est restée sur une période assez courte (moins d’un an si mes souvenirs sont bons). Si allait si bien au royaume de la SARL 1, pourquoi a-t-elle démissionné ? Du reste pourquoi témoigne-t-elle dans le cadre d’une affaire concernant Mademoiselle Dupont et la SARL 2 alors qu’elle a travaillé pour la SARL 1 pour Monsieur Dupont ? Elle a à peine croisé Monsieur Pottier qui a été embauché pour la remplacer. Ce témoignage, comme les autres est très tardif. De plus, qui est-elle pour attester que la direction a respecté le droit du travail ? Elle n’est pas inspectrice ??? Elle travaillait en violation des procédures d’ouverture et de fermeture du pétrolier et elle passe encore un certain nombre de tâches sous silence. Elle avoue pourtant qu’elle commence à travailler plus tôt !
Attestation de madame Evelyne Murat :
Il s’agit d’une ancienne employée sans doute démissionnaire après un arrêt maternité. Où est son contrat de travail qui prouverait l’annualisation des heures ? Elle était placée sous le régime des 39 heures puisque son contrat est antérieur à janvier 2003. Tous parlent plus ou moins de 5 minutes supplémentaires de travail, elle, parle de 10 minutes, ce en quoi les témoignages produits par la partie adverse ne sont pas cohérents.
Attestation de Mademoiselle Dufour :
Employée à l’autre station sous la SARL 1. Elle n’appartient pas à la SARL 2 et n’a jamais croisé Monsieur Pottier. Comme en attestent les plannings, elle n’a jamais travaillé avec nous où l’organisation est différente du fait que l’autre station est ouverte 24/24 heures, ils devraient faire les 3x8. Ce qui est radicalement différent d’un point de vue du droit du travail ! Ils n’ont donc évidemment aucun problème d’ouverture et de fermeture ! Encore une fois, où est la copie de son contrat de travail portant mention de l’annualisation ? Elle atteste qu’il faut 5 minutes pour procéder au changement de quart et c’est précisément ce que nous demandons. Elle non plus ne devrait pas signer de bon de livraison si elle a un échelon 2. En outre c’est à l’autre station que se trouve le bureau de la direction. Il est évident que ce ne sont pas les mêmes conditions de travail, avec la direction présente à tout moment. Pourquoi signe-t-elle les bons d’intervention lorsque les entreprises extérieures viennent faire les réparations, l’avocate de la partie adverse dit que cela n’entre pas dans ses attributions ?
Attestation de Madame Verneuil Françoise :
Il est à noter que sur Infogreffe elle apparaît comme actionnaire tant dans la SARL 1 que dans la SARL 2 puisque ce serait elle qui aurait cédé ses parts à Mademoiselle Dupont. Elle a donc indéniablement un intérêt financier à tout cela. Je suis surpris d’apprendre que Madame Verneuil était responsable de la station dans la mesure où je ne l’ai jamais vue qu’en de rares occasions et qu’elle n’a pas jugé bon de préciser son rôle exact lorsque je leur ai demandé ces informations par courrier. Il est absolument faux que Monsieur Dupont ou Madame Verneuil passaient à la station tous les jours. J’en veux pour preuve, que Monsieur Lebon atteste que les commandes n’étaient passées qu’une fois par semaine, tous les lundis soirs, et en aucun cas le matin comme elle l’affirme. Madame Verneuil ne nous a pas offert le café, nous n’étions pas familiers ! Il est évident qu’il y avait une relative bonne entente dans la mesure où les employés n’ont eu connaissance des manquements de la direction à leur égard qu’après le contrôle inopiné de l’inspection du travail ! Patricia ne s’inquiétait pas de ses heures, Madame Verneuil affirme gratuitement sans aucune preuve ! Elle atteste à nouveau d’une annualisation en contradiction totale avec les contrats de travail signés par les employés. Il est faux que les heures étaient systématiquement notées sur les plannings et la direction s’y entendait tellement peu que sur certains plannings d’été le compte mensuel apparaît en jours et non en heures ! S’il est vrai que Monsieur Lagarde n’a pas été honnête dans le cadre de son travail, pourquoi la direction n’a-t-elle pris aucune mesure à son encontre ? A plus forte raison, s’ils ont constaté par la suite des manquements dans son travail ? Madame Verneuil qui parlait auparavant d’une bonne ambiance nous décrit à présent un véritable panier de crabes où chacun voulait dévorer son voisin. Si réellement, et ce n’est pas le cas, Monsieur Pottier lui avait fait part d’un problème d’honnêteté concernant Monsieur Lagarde, pourquoi la direction n’a-t-elle rien fait ? Si Monsieur Pottier avait critiqué Mademoiselle Bouvier Sandra avec Monsieur Lagarde, comment aurait-elle pu être témoin de cette conversation ? Ce n’est pas cohérent ! La vie privée de Monsieur Pottier ne concerne en aucune manière Madame Verneuil qui se plaît à diffamer tout à la fois Monsieur Pottier et Mademoiselle Bouvier par des propos insultants dans le cadre d’un témoignage ! Le comportement de Monsieur Pottier n’a pas changé ! J’en veux pour preuve qu’aucun avertissement verbal ou écrit ne lui a été adressé concernant son attitude au travail et vis-à-vis de la direction ! Personne ne s’est ligué contre la direction. Ils ont simplement mené une action commune en vue de régler des problèmes communs soulevés par l’inspection du travail ! Madame Verneuil n’est jamais intervenue oralement ou par écrit dans le but de solutionner ces problèmes. Personne n’a jamais menacé Madame Verneuil d’une quelconque plainte ! Elle ne précise d’ailleurs pas à quelle date lui aurait été faite cette menace, ni pour quel motif une plainte aurait pu être déposée contre elle ! Il est amusant de noter que Monsieur Dupont, s’est senti si peu sûr de lui au lendemain de la conciliation qu’il a fui purement et simplement en laissant à sa fille le soin d’assumer les conséquences de ses actes. En effet, jamais on ne nous explique pourquoi Monsieur Dupont a soudain décidé d’abandonner la SARL 2 ! La formation de Mademoiselle Dupont n’incombe en aucune manière à Madame Verneuil, c’est du ressort exclusif du pétrolier. Le conflit était antérieur à l’arrivée de Mademoiselle Dupont, et tant les dates des contrôles, conciliations et les courriers des employés en attestent. Si Madame Verneuil n’était plus employée, comme elle le prétend, de la SARL 2 à l’arrivée de Mademoiselle Dupont, comment peut-elle avoir été témoin de menaces et d’un laisser aller général puisqu’elle n’avait plus de justification pour se trouver sur les lieux de l’entreprise et que de fait, elle n’y était pas.
Concernant les feuilles de quart fournies par la partie adverse, il est à noter qu’elles attestent d’un retour à un emploi du temps sur le modèle 7h 14h, 14h 21h. Ce qui prouve bien que non seulement la direction n’a cure des remarques de l’inspection du travail, mais qu’en outre, les changements de planning dont on été victimes Monsieur Pottier et ses collègues sont bien une mesure discriminatoire destinée à les harceler.
Concernant le procès verbal de plainte joint au dossier par la partie adverse, il est à noter qu’il date du jour-même de l’expiration du délai que Mademoiselle Dupont avait donné à Monsieur Pottier pour lui fournir des explications qu’il ne pouvait avoir puisque ces accusations sont mensongères. En outre, cette demoiselle a bien déposé plainte pour vol et non pour une disparition, de plus, elle s’appuie sur les caméras alors qu’elles ont été reconnues comme non-conformes par la CNIL et qu’elle ne nous fourni aucune preuve de leur mise en conformité. En outre, la plainte entière est dédiée à Monsieur Pottier qu’elle nomme expressément à plusieurs reprises. Ainsi que sa conjointe ce qui démontre la profonde volonté de nuire de cette demoiselle. Je suis surpris que cette jeune fille ait pu mentionner mon adresse exacte de mémoire. J’en conclus donc qu’elle avait pris le soin de l’emmener avec elle.
Vous remerciant par avance de votre attention, je vous prie chère Maître, d’agréer mes sincères salutations. »

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