J’ai là chair de poule, là !

Publié le par Sandrine

-J’ai là chair de poule, là ! Laissa tomber Denis.
-Etes-vous la femme qui s’est suicidée ici ? Poursuivit Henry, têtu.
-Il arrive…. Lui répondit la voix. Brusquement, toutes les bougies furent éteintes par un puissant souffle d’air glacé. Karl sursauta et laissa échapper un juron.
-Qui est là ? Demanda Henry.
-Seul maître en ma demeure… Lui répondit une voix masculine.
-Suis-moi. Ordonna Karl à Denis. Il l’entraîna dans la cuisine. Denis balaya la pièce du faisceau lumineux de la caméra. Henry les avait rejoints. Il tenait toujours la Spirit Box dans sa main.
-Bon Dieu ! S’écria Karl en remarquant que le rideau qui séparait la cuisine de la cave avait été arraché et gisait au sol, roulé en boule. La Spirit Box laissa échapper un éclat de rire sonore.
-C’est vous qui avez fait ça ? La main d’Henry tremblait un peu.
-Ce n’était rien…
-Pourquoi nous poursuivez-vous ?
-Croire et vénérer… Pouvoir puissant…
-Vous étiez prêtre ici ?
-Le serviteur devient le maître… Des craquements sourds et réguliers les ramenèrent au salon. Une forme blanche évanescente se balançait sous la poutre. Cela ressemblait à une femme vêtue d’une longue robe. On ne pouvait cependant discerner aucun détail.
-Tu filmes là ? A peine Henry eût-il posé la question que la forme s’évanouit en volutes de fumée.
-Là, les gars, je crois qu’on est bien les premiers à avoir immortalisé un truc pareil… Nota Karl, ébahi.
-Bon travail… Lui répondit ironiquement la Spirit Box.
-Je commence à me sentir vraiment mal, Henry. Lui dit Denis.
-Il n’est que deux heures… Lui répondit-il.
-Oui, je sais mais nous en avons plus que jamais personne n’en a obtenu.
-Haut les cœurs, c’est nous qui chassons les fantômes et non pas le contraire.
-Rallumons les bougies, ça n’a pas empêché la femme de parler… Proposa Karl, toujours à la recherche d’un compromis. Henry le fusilla du regard. Aurait-il perdu la raison ? Avait-il oublié qu’ils étaient en direct ?
-Bon d’accord. Dit-il, magnanime. Karl ralluma toutes les bougies qu’il put trouver.
-Vous vous êtes matérialisée pour nous, pourriez-vous nous dire qui vous êtes ? Demanda Henry. Seul le désagréable grésillement de la Spirit Box lui répondit.
-Vous semblez ne pas aimer l’homme qui s’exprime ici aussi, pourquoi ? Poursuivit Karl. Il n’obtint pas plus de réponse qu’Henry.
-Nom d’un chien ! Jura Denis. Il venait de remarquer que les bougies s’éteignaient une à une, de la plus éloignée à la plus proche d’eux. Karl montra son briquet à Henry en matière d’interrogation. Henry nia de la tête.
-Que voulez-vous à la fin ?

Lire la suite: J’ai… Le pouvoir…

Publié dans Le règne des ombres

Commenter cet article