Les policiers discutaient avec le propriétaire...

Publié le par Sandrine

Les policiers discutaient avec le propriétaire, Karl et Denis au pied des marches qui menaient à l’entrée. Ils venaient de raccompagner manu militari le groupe d’agitateurs hors des limites de la propriété.
« -Nous nous apprêtions à quitter les lieux… Nous ne comprenons pas ce qui s’est passé… S’excusait Denis.
-Je ne vous reproche rien. Mais soyez plus prudents à l’avenir. On ne sait jamais comment les choses peuvent tourner avec ces uluberlus. Faites déjà en sorte de ne plus indiquer vos dates et lieux de tournage sur les réseaux sociaux. Vous serez moins vulnérables. Leur conseilla le policier en s’éloignant.
-Et bien, je crois qu’il est temps de vous remercier et de prendre congé. Dit Henry au propriétaire.
-Je ne sais pas ce que tout ceci va m’apporter, mais je ne regrette rien, soyez-en sûr. » Lui répondit-il en lui serrant chaleureusement la main. Denis chargeait la dernière caisse de matériel dans le coffre quand Henry leur fit part de la proposition d’Edouard.
« -Tu veux que nous jouions les rats de laboratoire ? S’indigna-t-il.
-N’exagère pas… Ils ne nous feront rien du tout. Ce n’est qu’une petite séance de PVE et rien de plus.
-Dans un endroit aseptisé où il ne risque pas d’y avoir un fantôme… C’est de la bêtise pure.
-Karl, tu sais comme moi qu’un fantôme peut s’attacher aussi bien à un lieu qu’à une personne. Si nous partons du principe que cela est bien réel, nous ne risquons rien du tout. A part peut-être de gagner un million d’euros… Va savoir !
-Je ne te comprends pas. Tu y crois ou non ? Lui demanda Denis qui avait l’impression que son ami changeait d’avis sans arrêt.
-Je suis simplement raisonnable. En fait, je ne me suis jamais interrogé parce que ça ne m’intéresse pas. Et si nous pouvons avoir une certitude, je ne vois pas pourquoi nous devrions nous en priver. Tu sais comme moi qu’il nous suffira de dire que les esprits ont boudé Rajax et son scepticisme agressif pour que nous nous en sortions. Nous ne pointerons pas au chômage demain, ne t’inquiète pas, vieux frère.
-Mais tu as dit exactement le contraire à Rajax… Lui fit remarquer Karl.
-Je dis aux gens ce qu’ils veulent entendre, Karl. C’est notre métier et nous étions filmés. Alors, on tente le coup ?
-Au point où nous en sommes… »Lui répondit Karl. Denis approuva d’un simple hochement de tête.

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Publié dans Le règne des ombres

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