Mais qu’est-ce que c’est que ça ?

Publié le par Sandrine

-Mais qu’est-ce que c’est que ça ? Demanda-t-il, étonné. Edouard se leva et regarda dans la même direction.
-Il semblerait que vous avez réussi à vous faire des ennemis… Dans la cour, une vingtaine de personnes s’étaient réunies. L’homme qui semblait diriger le groupe tenait une pancarte « Laissez nos morts en repos ! ». Le propriétaire tenta de disperser le groupe mais il dut y renoncer. « Mort aux nécromanciens ! » Hurla une femme quand il poussa la porte.
-Mon Père, je crois que ces gens partagent votre foi. Vous pourriez peut-être essayer d’aller leur parler. Lui suggéra-t-il en s’avançant vers lui pour lui serrer la main.
-Cela ne servirait à rien. Ce ne sont pas des catholiques.
-Mais que sont-ils alors ?
-Les sectes évangélistes gagnent du terrain… Il vaudrait mieux que vous fassiez appel aux forces de l’ordre pour régler ça.
-C’est inutile. Intervint Henry. Ils ont l’air remontés, mais ils n’ont pas l’air violents. Rangeons le matériel. Ils s’en iront en même temps que nous. N’envenimons pas les choses.
-Ils risquent bien de devenir vos plus ardents spectateurs et de vous suivre de site en site. Si vous voulez être tranquille dans les jours qui viennent, il faut leur imposer des limites rapidement.
-Je ne veux pas leur donner une importance qu’ils n’ont pas.
-Comment sont-ils entrés ? Demanda Edouard.
-Par le portillon. J’ai complètement oublié de le fermer.
-Donc n’importe qui aurait pu s’introduire ici cette nuit. Poursuivit-il.
-Dans la cour seulement. Minimisa le propriétaire.
-N’auriez-vous pas des talkies walkies pour communiquer avec votre personnel, par hasard ?
-Ca fait bien longtemps que nous n’en utilisons plus, nous sommes passés au téléphone portale. Mais je crois que nous les avons gardés. Je ne sais pas s’ils fonctionnent encore. Si vous voulez bien m’accorder quelques minutes…
-Vous n’abandonnez pas l’idée d’une complicité extérieure… Remarqua Denis.
-Il faut battre le fer tant qu’il est chaud. Je tiens à vérifier cette hypothèse en conditions réelles. Denis haussa les épaules et reprit le rangement du matériel. Le propriétaire revint et déposa les deux talkies walkies devant Edouard.
-Bien, allons affronter l’ire populaire ! Monsieur Gaylord, voulez-vous vous munir d’un enregistreur et vous vendre dans la cellule ? Le Père Lavergny vous accompagnera.
-Votre confiance m’honore… Répliqua Henry, cynique, en prenant l’appareil. C’est celui qui a capté les PVE de cette nuit. Précisa-t-il. Vous ne pourrez pas m’accuser d’avoir modifié quoi que ce soit.
-C’est bien, c’est bien…
-Mon Père…
-J’arrive. Mais je crains que Monsieur Rajax ne soit très déçu… Il ne faut pas être un grand scientifique pour comprendre que ces murs ne devraient rien laisser passer. Enfin, nous en aurons le cœur net ! » Edouard attendit qu’ils parviennent à la cellule et sortit avec le propriétaire. Le petit groupe évangéliste était toujours dans la cour. Edouard les ignora superbement. Il s’assura de la surface couverte par la caméra déposée à l’extérieur la veille. Il était inutile de faire un test dans cette zone. Le complice n’aurait pas pris le risque d’être filmé. Il longea le bâtiment, se faufilant entre les plantes qui le ceinturaient. Il activa le talkie walkie. « Simon Hauser n’existe pas. » Dit-il distinctement. Il n’eut aucune réponse. Il se déplaça de quelques mètres et renouvela l’opération. Après quatre ou cinq tentatives vraisemblablement infructueuses, il rejoignit le propriétaire sur le perron. Il se faisait insulter par le groupe qui était de plus en plus agité.

Lire la suite: Il fut convenu qu’ils se rendraient au laboratoire...

Publié dans Le règne des ombres

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la nonna 18/08/2014 18:06

quel talent.