C’est la mort cellulaire programmée.

Publié le par Sandrine

-C’est la mort cellulaire programmée.
-Et la trans-différenciation ?
-C’est la capacité qu’on certaines cellules à perdre leurs caractères normaux pour acquérir de nouveaux caractères et de nouvelles fonctions. Et le plus drôle, c’est que ce n’est pas la seule découverte qui va dans ce sens. L’année dernière, des chercheurs allemands ont découvert le gène de l’immortalité dans un polype d’eau douce appelé hydre. D’après leurs recherches, ce gène particulier qu’ils ont appelé FoxO est présent dans le génome de nombreux êtres vivants parmi lesquels…. L’homme ! En fait, ce gène permet à l’hydre de faire en sorte que ses cellules souches ne perdent jamais leur capacité à se diviser continuellement. Ils ont réussi à mettre en évidence un lien direct entre le gène FoxO et le vieillissement. Pour arriver à ces conclusions, ils ont mené des expériences avec un gène FoxO désactivé et cela a aussitôt entraîné le vieillissement des hydres. Des études récentes chez les personnes centenaires ont-elles aussi montré qu’elles possèdent un gène FoxO très actif. Récemment, des médecins ont été confrontés au cas d’une petite fille qui semble également corroborer la thèse de l’immortalité potentielle de l’homme. Il s’agit de Gabby Williams, une petite fille de huit ans. Elle est américaine. Les médecins ont été frappés de ce que cette enfant pèse seulement cinq kilos, qu’elle a la peau d’un nouveau-né et que sa mère est obligée de la vêtir avec des vêtements de taille trois à six mois. C’est un cas rare mais pas isolé. En effet, un floridien de vingt neuf ans en a dix physiquement et une brésilienne de trente deux ans a toujours la taille d’un enfant de deux ans. En fait, leur processus de croissance est ralenti. A tel point en ce qui concerne la petite Gabby que sa croissance est négligeable. Tout ça pour dire que la mort serait plus un dysfonctionnement qu’un phénomène naturel inéluctable. A vous d’en tirer les conclusions métaphysiques qui vous conviennent… En parlant de ça, êtes-vous toujours réfractaire à l’intervention d’un psychologue ?
-Que voulez-vous qu’il fasse pour moi ? Il ne me rendra ni mon visage, ni ma jambe…
-Non, mais il peut vous aider à accepter votre nouveau corps.
-Ce n’est pas nécessaire.
-Je renouvellerai néanmoins ma proposition à chaque fois que nous nous verrons. D’ailleurs, votre cicatrisation est excellente. Un prothésiste passera dans la journée…
-Ah, oui, au fait, était-ce vraiment une absolue nécessité de me séparer de ce membre ?
-Nous ne mutilons pas les gens pour le plaisir. Vos tissus étaient profondément nécrosés. Un début de gangrène est apparu. Vous n’aviez pas les ressources nécessaires pour combattre à la fois le virus et cette infection…
-Vous avez bien fait. Quand pourrais-je sortir ?
-Pas tout de suite. Nous ne vous garderons pas plus que nécessaire, rassurez-vous. Et c’est aussi pour cela que j’insiste sur la nécessité de consulter un psychologue. Vous êtes un personnage public, les gens vont avoir un nouveau regard sur vous. Je voudrais être sûr que vous serez capable de l’affronter.
-Je suis ce que Dieu a fait de moi. Je serai pour ma communauté la preuve que la foi est plus forte que l’épreuve…
-Vous serez avant tout un rappel vivant et permanent des êtres chers qu’ils ont perdus ce jour-là. En outre, soit dit entre nous, je suis persuadé que vos ouailles acceptent l’idée d’épreuve et de sacrifice tant qu’elle reste théorique… Les mettre face aux exigences de leur religion risque de provoquer des réactions que vous ne soupçonnez pas. Il serait d’ailleurs sans doute opportun de vous interroger pour savoir s’il ne serait pas souhaitable d’exercer votre ministère ailleurs… Enfin, c’est vous qui voyez. »
Lire la suite: Le soleil de janvier éblouit Olivier.​

Publié dans Dieu est mort

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article