Claude toussa lorsque la porte du bureau s’ouvrit.

Publié le par Sandrine

Claude toussa lorsque la porte du bureau s’ouvrit. La pièce était enfumée à l’extrême et l’odeur âcre du tabac le saisit à la gorge. Il poussa le fauteuil d’Olivier jusqu’au bureau. Enroy désigna à Claude un paravent qui masquait l’angle droit au fond du bureau.
« -Changez-vous. Rangez vos affaires dans le sac blanc et enfilez la blouse, les chaussons et la charlotte.
-Pour quoi faire ? Lui demanda-t-il, surpris.
-De quoi vous souvenez-vous ?
-Je marchais, il faisait froid. Brusquement, j’ai eu chaud et je me suis retrouvé assis… J’ai dû faire un petit malaise…
-Olivier, je vais vous demander de patienter ici. Je dois examiner notre ami sous toutes ses coutures.
-Vous voulez dire que… » Joseph lui sourit silencieusement, posa brièvement sa main sur son épaule et indiqua d’un geste de la main à Claude de le suivre. Claude subit une batterie d’examens toute une partie de la nuit. Radios, IRM, prise de sang, analyses d’urine, tout y passa. Joseph ne le quittait pas des yeux. Il avait un sourire de plus en plus épanoui qui commençait à l’inquiéter. Après un électroencéphalogramme, Joseph lui procura des vêtements et l’autorisa à se rhabiller. La chemise était trop grande et le pantalon trop court, mais Claude se sentait tellement soulagé d’en avoir fini avec tous ces examens qu’il se dépêcha de les enfiler. Joseph le raccompagna jusqu’à son bureau. Il mit son index sur sa bouche à l’adresse d’Olivier et sortit.
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Publié dans Dieu est mort

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