Des preuves tangibles.

Publié le par Sandrine

-Des preuves tangibles. Montrez cette vidéo à qui vous voudrez, on vous répondra sans cesse qu’elle ne prouve rien. Ils nous ressemblent trop pour que quelqu’un accepte l’idée que ce sont des extraterrestres. D’ailleurs, qui nous interdit de penser qu’ils ne vivent pas parmi nous depuis toujours sans que nous ne nous soyons aperçus de rien. C’est imparable. Personne ne vous croira. A mon avis, ils en sont bien conscients, et s’ils n’en n’ont pas fini avec moi de façon plus radicale, c’est qu’ils considèrent cette tentative comme rigoureusement inutile.
-A priori, je vous dirais que vous n’avez pas tout à fait tort. Mais le fait est que vous vous êtes rendu bien plus utile que vous ne l’imaginez… Nous avons retrouvé sur vos vêtements un magnifique cheveu blond… J’ai les résultats de l’analyse ADN. Ils nous ressemblent, mais ils sont tout de même radicalement différents de nous… En analysant cet ADN, aucun scientifique un peu sérieux ne saurait considérer qu’il s’agit d’ADN humain. Leur apparence seule nous rapproche d’eux. Je vais essayer de vous faire un petit topo pour que vous compreniez en quoi la théorie d’Olivier a de très fortes chances d’être juste et en quoi ces êtres que vous avez rencontrés sont si particuliers. Les premières recherches concernant le génome humain montrent que deux cent vingt trois gènes humains n’ont aucun antécédent dans l’évolution et ont été apportés dans notre chromosome vingt et un par « transfert horizontal probable », c’est-à-dire, autrement que par le processus de l’évolution tel que nous le concevions jusque là. Ce fameux chromosome vingt et un a été littéralement bombardé par de récentes insertions de duplications. L’hypothèse d’un transfert par des bactéries a été soigneusement étudiée puis finalement repoussée. Nous n’avons que deux cent fois plus de gènes codants que l’amibe et seulement deux fois plus que l’abeille ou le ver de terre. Les séquences non codantes qui représentent à peu près quatre vingt dix sept pour cent de notre génome sont très probablement composées de réplications avec de faibles variations. Aujourd’hui il n’est plus du tout inconcevable pour certains scientifiques éminents que ces quatre vingt dix sept pour cent de ce que d’aucuns nomment ADN poubelle ne soient rien d’autre que le code génétique de formes vivantes extraterrestres. Les séquences non codantes sont communes à toute la matière organique présente sur Terre, de l’huître à l’homme. Dans l’ADN humain, elles constituent la plus grande partie du génome total… Or l’ADN que nous avons analysé tout à l’heure grâce au bulbe du cheveu blond ne correspond à rien de ce que nous ne connaissons actuellement. Notamment parce qu’il ne contient que soixante dix huit pour cent d’ADN poubelle. Il est évident qu’au-delà de leur apparence, ces êtres ont des propriétés que nous ne connaissons pas. En outre, et toujours dans le cadre de la théorie d’Olivier, il se trouve que nous nous sommes tout particulièrement intéressés au gène FoxO qui, à la différence de celui que nous possédons vous et moi, est pleinement actif. Mon ami, je crois que vous avez rencontré les premiers êtres immortels…
-Et je crains que ce ne soit la première et dernière fois à moins qu’ils n’en décident autrement… Poursuivit Olivier.
-Et pourquoi cela ?
-Parce que nous ne disposons plus d’implants et qu’ils seront nécessairement plus prudents. Ils ont relâché Claude sain et sauf et c’est heureux, mais jamais nous ne pourrons reprendre contact avec eux sans risquer la vie non seulement de celui qui se dévouera, mais en plus de l’humanité entière. Je me permets de vous rappeler à toutes fins utiles que ces êtres nous accordent autant d’importance qu’à du bétail. Lorsqu’ils nous ont jugés trop encombrants, ils nous ont condamnés à la mortalité. Si nous devenons une menace pour eux, ils auront d’autant moins de scrupules à nous supprimer que notre existence même prouve qu’ils n’auront aucun mal à nous créer des remplaçants. Sincèrement, et tant que nous ne savons pas à qui nous avons à faire, il vaut mieux faire profil bas. Vivre un peu, c’est toujours mieux que de ne pas vivre du tout…
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Publié dans Dieu est mort

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