Devant l’écran, Claude, Laure et Olivier ne disaient pas un mot

Publié le par Sandrine

Devant l’écran, Claude, Laure et Olivier ne disaient pas un mot tant ils étaient stupéfaits de ce qu’ils découvraient. Deux hommes et une femme discutaient devant l’encadrement d’une porte. Un vieux magnétophone noir se matérialisa sur la table d’examen. Les trois individus sursautèrent. Ils s’approchèrent de l’appareil, visiblement, ils écoutaient quelque chose. Leur plan semblait se dérouler comme prévu. Les lèvres d’Olivier mimaient les mots qui devaient parvenir à leurs destinataires. Il se récitait mentalement son texte.
« Nous savons qui vous êtes et ce que vous faites à l’humanité. Nous ne sommes pas de simples sujets d’expérimentations. Nos connaissances actuelles nous permettent de ne plus nous leurrer quant à vos intentions. Ce que vous faites de nous est moralement inacceptable. Cependant, nous ne cherchons pas la confrontation. Nous désirons simplement que vous n’interfériez plus dans nos existences… » D’après les expressions des trois êtres, ils comprenaient ce qui leur était dit. La femme parut étonnée. Les deux hommes, eux, paraissaient soucieux. Brutalement, une énorme secousse jeta les trois êtres au sol. La caméra continuait d’émettre mais il était malaisé de discerner quelque chose dans l’obscurité qui avait envahi les lieux. Quelques secondes s’écoulèrent sans que rien ne bouge. Une forte silhouette masculine passa devant l’objectif. En un clin d’œil, elle repassa, entraînant une autre silhouette. Puis il se passa près de cinq minutes sans qu’il n’y ait le moindre mouvement. La caméra cessa alors d’émettre.
« -Quels cons ! Ne put retenir Claude. Nous parlons de paix et ils leur tirent dessus… Et en plus, c’est en partie grâce à nous puisque nous avons détourné leur attention !
-C’était à prévoir… Constata Laure, fataliste.
-S’ils nous recherchaient mollement jusque là, les choses vont changer… Ils vont s’apercevoir qu’il leur en manque un et ils vont tout faire pour leur mettre la main dessus. Ils ne nous pardonneront pas ce coup-là. Olivier soupira. Ce n’est plus qu’une question de temps avant qu’ils ne nous trouvent. Je suis incapable de me déplacer… Je ferai ce que je pourrais pour les retenir… Il est temps pour vous de prendre le large !
-Oh ! Arrêtez ça ! Rétorqua Laure, exaspérée. Le couplet du sacrifice ne m’a jamais émue. C’est d’une stupidité absolue ! Réfléchissez une minute : fuir pour aller où ? C’est en nous mouvant que nous attirerons l’attention ! Notre meilleure chance, ce n’est pas la fuite, c’est l’exposition médiatique ! »
Lire la suite: Eric observait l’étranger à la dérobée.

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