Dieu est mort.

Publié le par Sandrine

Il était vingt heures. Le Père Olivier discutait sur le perron de l’église avec les fidèles qui avaient assisté aux vêpres. Les Michelet réglaient avec lui les derniers détails du baptême du petit Gauthier. Le bambin de deux ans le regardait avec insistance. Il avait beau l’avoir toujours connu, cet homme vêtu d’une longue robe l’intriguait jusqu’à la fascination. Il lui souriait et lui ébouriffa tendrement les cheveux. Le regard de l’enfant se fit plus intense mais il garda son plus grand sérieux. Alors que le prêtre serrait la main de Monsieur Michelet, les premiers flocons se mirent à tomber. Tous quatre levèrent la tête. La neige n’avait rien d’exceptionnel au mois de décembre, mais c’était un spectacle qui attirait l’attention.
« -Mais qu’est-ce que c’est que ça ? » Entendit Olivier. Il tourna la tête vers le parking. Une femme désignait quelque chose dans le ciel de son index tendu. Il plissa les yeux. Six lumières rouges orangées disposées en triangle avaient percé l’épaisse couche nuageuse et restaient curieusement immobiles au-dessus du petit groupe. Ebahis, pas un ne bougea. Tous semblaient pétrifiés. Un silence pesant s’abattit soudain. Au bout de quelques minutes, les lumières disparurent comme par enchantement.
« -Qu’est-ce que ça peut bien être ? S’interrogea Sylvie Michelet, serrant instinctivement son fils contre elle.
-Sans doute un avion ou un hélicoptère… Hasarda son mari.
-En tous cas, ce ne sont pas des étoiles… Nota Olivier.
-C’est quand même étrange un avion qui ne fait pas de bruit et qui disparaît comme par magie. Insista Sylvie.
-Peut-être est-ce simplement des lumières qui se sont réfléchies sur les nuages… Il y a toujours une explication logique à tout. Répartit Olivier qui avait perçu l’angoisse dans la vois de la jeune femme.
-Vous avez sans doute raison… » Lui répondit-elle, peu convaincue. Le prêtre lui sourit chaleureusement. Depuis son arrivée dans la petite paroisse deux ans auparavant, il avait un contact privilégié avec le jeune couple. Claude avait trente cinq ans, et lui aussi. Cela avait facilité les choses. Tous trois étaient persuadés qu’ils pouvaient concilier leur foi et la modernité. Ils avaient mis au point de nombreux projets pour redynamiser la paroisse et attirer les jeunes dans le giron de Dieu. D’ailleurs, c’est ensemble qu’ils avaient organisé la messe de minuit. Cette année, ce serait à coup sûr l’une des plus belles que les fidèles aient connues. La chorale chanterait, tandis qu’un grand écran installé dans la nef diffuserait un film retraçant tous les événements qui avaient préfiguré la naissance du sauveur. Ensuite, les enfants entreraient en scène pour la traditionnelle crèche vivante… Il restait une petite semaine pour peaufiner les derniers détails, Claude et Sylvie étaient un peu tendus, mais Olivier, lui, affichait son inébranlable sérénité optimiste. Tout irait bien, avec la grâce de Dieu !

Lire la suite: Les enfants revêtaient leurs costumes dans la sacristie.

Les enfants revêtaient leurs costumes dans la sacristie.

Nous faisons pour le mieux, mon Père….​

Lorsque Olivier ouvrit les yeux, il comprit​

Et Dieu, dans tout cela ?​

Quelques minutes après le départ de Claude​

Que s’est-il passé ? Le médecin ôta ses lunettes​

Complètement perdu, Olivier ne parvint pas à trouver le sommeil.​

Ce passage m’a toujours fasciné. Lui dit-il.​

Il était six heures lorsque Olivier ouvrit les yeux​

Alors, j’ai cru entendre que vous étiez revenu à ce passage…​

C’est la mort cellulaire programmée.​

Le soleil de janvier éblouit Olivier.​

Mesdames, Messieurs. Votre foi en un Dieu bon​

Tout comme moi, vous avez lu la Bible​

On vous apprend beaucoup de choses lorsque vous allez au catéchisme…​

Ce n’est pas de moi que vous devez avoir peur !

Il faut bien accuser quelqu’un à sa mesure pour espérer obtenir réparation…​

Donc, vous nous disiez que vous n’étiez pas venu les mains vides…​

Votre réflexion est juste. Cependant​

J’aime beaucoup ce qu’a dit le docteur Seth Shostrak​

Joseph ouvrait la porte pour s’éclipser​

Quelques minutes plus tard, non seulement​

Nous avons retrouvé les enfants.​

Il était huit heures quand une voiture se gara​

Bonjour. Ce n’est pas beau, mais c’est fonctionnel.​

Tout ça pour dire… Demanda Claude​

Nous avons besoin de vous.

Grâce à ceci… Répondit Joseph​

Pendant plus d’un mois, chaque soir​

Trente cinq !​

Bordel ! S’écria l’homme au volant de la voiture.​

Claude toussa lorsque la porte du bureau s’ouvrit.

Olivier, qu’est-ce qui se passe ?

Je ne sais pas ce que j’ai mais j’ai rarement

C’est impossible. Conclut-il, buté.

Il était huit heures quand Claude ouvrit les yeux.

Des preuves tangibles.

Puisque nous abordons ce sujet

Joseph pianota sur son ordinateur

Il y a une femme sur la table… S’émut Claude.

L’homme qui était venu les chercher les raccompagna.

Il était plus de minuit quand Claude poussa la porte

J’avais compris.

Nous deviendrions donc les pires parasites de l’univers !

Mais vous vous ressemblez énormément.

Durant quarante huit heures, rien ne se produisit.

Eric accélérait comme un fou sur la petite route.

Devant l’écran, Claude, Laure et Olivier ne disaient pas un mot

Eric observait l’étranger à la dérobée.

Bien. Et alors que fait-on ?

Lorsqu’il arriva sur les lieux, l’engin avait disparu.

Enroy découvrit le premier le corps allongé

Vous vous croyiez meilleur que les autres…

Il était plus de huit heures du matin quand Claude

Surpris, tous trois virent leur véhicule se garer

Bonjour. Je suis Olivier. Et vous ?

Enroy semblait s’impatienter.

Asseyez-vous. J’ai face à moi deux hommes valides.

Vous êtes d’une stupidité confondante.

Osiris eut une vague expression de plaisir en voyant Olivier entrer.

Publié dans Dieu est mort

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shannene 29/10/2014 10:40

voilà un récit intriguant !

Yvon 23/10/2014 21:20

Bonne fin de semaine.
Yvon.

tensaï 21/10/2014 20:47

Merci pour cet aperçu................ cordialement

coxlicotte 20/10/2014 19:47

wahou !
je ne sais pas comment tu as atterri sur mon blog mais je te remercie car sur le tien je me régale !
merci
cox

Anayaku 20/10/2014 18:59

Un titre particulier, qui donne directement envie de lire ! Continue :)

Flower63 20/10/2014 16:34

Je te remercie pour ton passage sur mon blog. Je suis ravie de découvrir le tien d'autant plus que je viens d'écrire un livre que je cherche à publier !
Bonne continuation !

babayaga 20/10/2014 10:19

Merci pour votre passage sur mon blog et de votre gentil comm'. Mes quelques vers font pâle figure à côté de vos articles ! je repasserai vous lire avec plaisir.

souhila 19/10/2014 10:42

Merci pour ce partage,j'ai bien aimé
Je te souhaite ub bon dimanche
Bises

souhila 19/10/2014 10:41

Merci pour ce partage,j'ai bien aimé
Je te souhaite ub bon dimanche
Bises

Les Délices de Vanish 18/10/2014 11:46

Le titre interpelle quand même :)
Merci pour ce partage !
Bon we

Jeanmi 18/10/2014 06:38

Voilà un début prometteur pour un étrange roman...

Jacques pâtissier 17/10/2014 15:28

Une jolie petite histoire . Je te souhaite un bon weekend . Jacques .

Mousse 16/10/2014 09:25

Bonjour,
J'aime beaucoup, j'ai hâte de lire la suite.
Le titre m'interpelle un peu !
Merci pour ta gentille visite.
Bonne journée.

NanyFran 16/10/2014 07:49

J'ai commencé la lecture avec plaisir, je continuerais donc avec le même plaisir.
Bon jeudi.

flipperine 15/10/2014 23:49

une étrange histoire