Enroy semblait s’impatienter.

Publié le par Sandrine

Enroy semblait s’impatienter.
-Je crois que quelqu’un préférerait que nous parlions technique… Dit-il à Osiris.
-Il ne comprendrait pas, même si je lui expliquais tout. Vous ne pouvez pas assimiler des centaines de milliers d’années de connaissances en quelques jours.
-Ne pouvez-vous vraiment rien pour nous ?
-A part vous inciter à accepter votre sort… Non.
-Mais vous avez dit vous-même qu’ils ne vous aideraient pas…
-C’est vrai. Mais c’est juste.
-Mais enfin, vous êtes potentiellement immortel, la mort doit vous paraître encore plus inacceptable qu’à nous…
-Non. C’est un mal nécessaire.
-Assez ! Tonna Enroy qui était entré en trombe. Vous discutez gentiment depuis assez longtemps. Je veux du concret ! Je veux des données techniques, je veux savoir quels sont vos points faibles, je veux une solution !
-Vous ne pourriez pas comprendre.
-Sortez ! Dit-il à Olivier. Celui-ci vit une lueur de folie dans les yeux de Joseph. Il s’interposa entre l’étranger et lui.
-Non. Pas tant que vous ne vous serez pas calmé.
-Je n’ai plus le temps de tergiverser. Sortez !
-J’ai dit : non ! Enroy fit un geste de la main, deux hommes en arme s’emparèrent d’Olivier et le conduisirent dans le couloir. Enroy sangla solidement les membres d’Osiris.
-Je vous offre une dernière chance de coopérer.
-Je ne peux pas. Et votre attitude ne fait que renforcer ma conviction.
-N’oubliez pas que je vous ai offert une chance.
-Ne vous mentez pas. Enroy prit une seringue qu’il avait dans la poche de sa blouse. Il en injecta le contenu à Osiris.
-Vous allez me dire tout ce que je dois savoir.
-Vous ne comprendrez pas. Enroy examina les pupilles d’Osiris. Il demeura silencieux quelques minutes puis commença à le bombarder de questions.
-Comment fonctionne votre vaisseau ? Osiris lui répondit dans une langue qu’il ne comprit pas.
-Physiologiquement, quels sont vos points faibles ? A nouveau, Osiris lui donna une réponse incompréhensible.
-En français ! Je veux des réponses en français !
-Nos termes techniques n’ont pas d’équivalent dans votre langue. Je ne peux vous expliquer quelque chose que vous ne pouvez même pas nommer.
-Comment fonctionne votre vaisseau ?
-Il ne fonctionne plus, vous l’avez détruit.
-Nous sommes en train de le réparer.
-Appuyez sur l’interrupteur, voilà tout !
-Ne vous payez pas ma tête !
-Il n’y a pas d’autre façon de vous l’expliquer.
-Quelles sont les faiblesses de vos organismes ?
-Les mêmes que les vôtres, à quelque chose près… Que vous connaissez déjà… Enroy, fou de rage, saisit le pouce d’Osiris et le retourna violemment. Un craquement sinistre se fit entendre. Olivier, Claude, Eric et Laure étaient glacés d’horreur. Claude esquissa un pas vers la porte. Un homme le mit en joue. Il serra les poings et resta immobile. Osiris grimaçait de douleur.
-Je vous l’avais bien fit… Murmura-t-il néanmoins. » Enroy lui adressa un regard méprisant et quitta la pièce. Claude se précipita sur lui sitôt qu’il eut franchi le seuil.
« -C’est inacceptable ! Pour qui vous prenez-vous ? Il a des droits ! Il est votre prisonnier mais ça ne vous confère pas le droit de le torturer ! Vous êtes moins humain que lui… La convention de Genève… La main sur la crosse de leur arme, ils se crispaient à chaque mouvement de Claude vers Enroy.
-Ne s’applique que pour les humains ! Ne me faites pas perdre mon temps avec vos mièvreries. Nous sommes en guerre. Je fais ce qui doit être fait. Un médecin va venir le soigner.
-Pour que vous puissiez recommencer dans quelques heures ! Lui jeta-t-il, ulcéré.
-Si c’est nécessaire, oui. Suivez-moi. » Répliqua-t-il, cassant. Olivier jeta un regard à Osiris avant d’emboîter le pas à Claude.
Lire la suite: Asseyez-vous. J’ai face à moi deux hommes valides.

Publié dans Dieu est mort

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la nonna 16/10/2014 07:17

j aime,j aime