Il faut bien accuser quelqu’un à sa mesure pour espérer obtenir réparation…

Publié le par Sandrine

-Il faut bien accuser quelqu’un à sa mesure pour espérer obtenir réparation…
-Vous rêvez ! Si c’est bien militaire, vous n’aurez jamais ni explication ni réparation.
-Et si ce sont les petits hommes verts ?
-Alors nous allons avoir un long combat à mener…
-Qui, nous ? Lui demanda Claude.
-Vous et moi, naturellement. Vous n’avez rien de mieux à faire…
-Et moi, je peux me joindre à vous ?
-Vous êtes ? Lui demanda Olivier en dévisageant le petit homme trapu au front large surmonté d’une impressionnante chevelure rousse bouclée et totalement indisciplinée. L’homme planta son regard clair dans les yeux sombres de l’ancien prêtre.
-Joseph Enroy. Chercheur en génétique et en épidémiologie.
-Et pourquoi cet intérêt pour une cause aussi farfelue ? L’interrogea Claude.
-Parce que ça n’est pas si fou que ça.
-Qu’en savez-vous ?
-Mon employeur est l’armée. Je puis vous assurer que nous n’avons rien à voir là-dedans.
-Et nous devrions vous croire sur parole ? Rétorqua Claude, méfiant.
-Non. Vous imaginez bien que je ne suis pas venu les mains vides. Cependant, je pense que nous ne sommes pas au meilleur endroit pour évoquer tout ceci…
-Vous n’avez pas tort. Suivez-moi, j’habite juste au coin de la rue. Olivier regarda avec attention Claude en train de s’affairer dans le salon. Il avait commandé des bières et des pizzas. Il avait paré au plus pressé comme l’aurait fait un adolescent. Il en avait d’ailleurs conservé le physique. Grand et élancé, il semblait dégingandé. Olivier n’avait jamais imaginé que sont intérieur aurait cette allure. Il avait cru que la douce et pieuse Sylvie aurait opté pour un décor chaleureux et fleuri et qu’elle aurait agrémenté le tout de quelques objets religieux. Il n’en était rien. Tout ici était extrêmement moderne, fonctionnel et confortable. Il se dit que finalement, il n’avait jamais rien su de ses ouailles. Comment pouvait-il avoir eu la prétention de conseiller sur leur manière de mener leur vie des gens dont il ne savait rien ? Il soupira.
-Je suis désolé, mais je suis un très mauvais cuisinier… S’excusa Claude en s’asseyant près d’Olivier face à Joseph.
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Publié dans Dieu est mort

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