Je ne sais pas ce que j’ai mais j’ai rarement

Publié le par Sandrine

-Je ne sais pas ce que j’ai mais j’ai rarement été fatigué à ce point, j’ai l’impression que je vais m’effondrer.
-Il est quatre heures du matin… C’est un peu logique d’être épuisé.
-Pas comme ça. J’ai pris l’habitude d’enchaîner les nuits blanches depuis la naissance de Gauthier. Joseph revint enfin, il était radieux. Il déposa deux gobelets de café devant eux.
-Il est infect mais il a au moins la vertu de vous redonner un petit coup de fouet. Il attendit que Claude en ait bu quelques gorgées pour reprendre.
-Faites un effort de concentration, Claude, c’est très important. Que vous est-il arrivé ce soir ? Vous souvenez-vous de quelque chose ?
-Je garde juste l’impression d’avoir eu froid, puis chaud…
-Regardez votre main. Claude observa sa main gauche avec attention.
-La cicatrice est toujours là…
-Regardez ceci. Lui dit Joseph en disposant une radio sur un écran lumineux placé derrière lui.
-On dirait une main… Constata Claude.
-Oui. C’est votre main gauche. Regardez au coin inférieur droit, la date et l’heure auxquelles le cliché a été pris apparaissent. Nous sommes donc bien d’accord, c’est la radio qui a été prise il y a quelques heures. Claude approuva silencieusement. Observez à présent ce cliché-ci. Claude plissa les yeux.
-C’est celui que vous avez pris après avoir inséré les implants.
-Exact. Vous voyez, juste là, on les voit nettement.
-En effet.
-Observez à nouveau le cliché pris ce soir…
-On dirait qu’ils n’y sont plus.
-Je vous confirme qu’ils ont effectivement disparu. Claude, essayez de rassembler vos souvenirs, s’il vous plaît… Claude se concentra quelques secondes.
-Je suis navré… Pour moi, à part ce malaise, je n’ai rien vécu de particulier… Joseph soupira profondément.
-Bien. Je ne veux pas vous brusquer mais… Asseyez-vous. Lui ordonna-t-il en faisant pivoter son écran d’ordinateur vers lui. Olivier retint son souffle. Claude se vit en train de déambuler devant l’église. Les abords de l’édifice étaient déserts. Il était seul. Après quelques secondes durant lesquelles il ne se passa absolument rien, il fut ébloui par une lueur intense qui déchira l’écran. Lorsque la lueur se dissipa, il ne se vit plus.
-Ca ne vous évoque rien ? Claude nia silencieusement. Joseph passa quelques minutes en accéléré. A nouveau, la lueur l’aveugla. Puis se dissipa. Il se découvrit assis devant l’église.
-Toujours rien. Conclut Claude.
-Vous avez disparu pendant près de dix minutes. Mes hommes vous ont cherché partout. Ils sont formels et la vidéo confirme leurs dires. Vous vous étiez littéralement volatilisé. Joseph se tut et observa l’attitude de Claude. Ses traits se contractèrent. De profondes rides s’imprimèrent sur son front.
Lire la suite: C’est impossible. Conclut-il, buté.

Publié dans Dieu est mort

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