Nous faisons pour le mieux, mon Père….

Publié le par Sandrine

« -Nous faisons pour le mieux, mon Père…. Nous sommes dans un petit village… Je crains que nous ne soyons trop peu nombreux pour gérer cela seuls. Nous tentons de trouver des renforts… Prenez patience.
-Je comprends. Mais je ne vais pas pouvoir résister bien longtemps. Je suis moi-même contaminé… Je fais ce que je peux mais je crains qu’il n’y ait un mouvement de panique !
-Je suis sincèrement désolé… » Olivier s’observa dans le petit miroir accroché à côté de la penderie où étaient entreposées les aubes. Il avait les yeux rouges. Les cloques avaient totalement envahi la peau de son visage. L’une d’elle creva. Sous le liquide, une trace de brûlure apparut. Il s’étonna brièvement de ne ressentir ni douleur ni démangeaisons. Il repensa aux lumières aperçues le dix huit décembre à la sortie de la messe. Il regagna l’Eglise. Il marcha quelques instants parmi les malades. Il tenta de les rassurer, mais leur peur était bien plus contagieuse que l’étrange mal qui les frappait. Il se fit la réflexion que tous ceux qui semblaient touchés avaient assisté aux vêpres du dix huit. Il se sentit brusquement très faible. Il fit un effort presque surhumain pour rester debout. Il perçut de l’agitation près de la double porte de l’église. Il se retourna. Deux hommes les ouvrirent en grand. Ils reculèrent. Olivier plissa les yeux pour tenter de discerner ce qui avait pu les effrayer. Il vit deux silhouettes blanches pointer des mitraillettes vers les audacieux qui avaient décidé de fuir cet enfer. Des hommes en combinaisons étanches… Lui souffla son esprit embué. Les secours… Espéra-t-il. Un vertige plus fort que les précédents le fit vaciller. Les pierres des murs de l’église se mirent à danser follement autour de lui. Il n’avait plus la force de lutter. Il abdiqua et sombra dans l’inconscience, s’y abîmant en écarquillant les yeux sur une obscurité effrayante.
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