La nuit tombait, Eric ne l’avait toujours pas appelé...

Publié le par Sandrine

La nuit tombait, Eric ne l’avait toujours pas appelé. Il ne le ferait plus. Il avait beau tenter de se raisonner, se répéter qu’au fond, il l’avait toujours su, il ne pouvait s’empêcher d’éprouver une profonde déception. Eric le désavouait et il lui en voulait terriblement.
Il était dix neuf heures trente quand il ferma la porte de l’appartement. Il était étrangement calme, il se sentait plus lucide qu’il ne l’avait jamais été. Il faisait froid. C’était une bonne chose. Le parking était désert. Il entra dans sa golf noire et posa le gros sac de sport qu’il portait sur le siège passager. Il l’ouvrit largement pour accéder plus facilement à son contenu et démarra. Il n’eut aucune difficulté à se repérer et il lui fallut moins de dix minutes pour se retrouver garé face au pavillon où le couple logeait. Il n’avait pas réellement de stratégie. A ce stade, il attendait simplement que la bonne occasion se présente. La patience était sa meilleure garantie de succès. L’horloge de la voiture affichait vingt heures quinze quand les lumières du pavillon s’éteignirent. Alain ouvrit complètement sa fenêtre. Il sortit l’arbalète du sac et l’appuya sur le rebord de la portière. Il ouvrit le carquois et y glissa ses doigts. La porte de la maison s’ouvrit et révéla une silhouette féminine et une silhouette masculine. Il attendit que l’homme ferme la porte et que le couple lui fasse face. Calmement, il engagea une flèche dans son arme. Il bloqua sa respiration et tira une première fois. La silhouette masculine s’effondra. Toujours aussi calme, il prit une seconde flèche et tira à nouveau. La silhouette féminine s’effondra à son tour avant qu’elle n’ait eu le temps de comprendre ce qui se passait et qu’un cri d’horreur n’ait pu franchir ses lèvres. Alain rangea son matériel dans le sac. Il retira ses gants et démarra.

Publié dans Charlie profané

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