Serge sortit. Décidément, rien ne menait jamais à cet homme….

Publié le par Sandrine

Serge sortit. Décidément, rien ne menait jamais à cet homme…. Et s’il avait compté sur la peur des gens pour les inciter à témoigner contre lui, désormais, c’était raté. Il semblait vouloir se racheter une conduite et les témoins lui étaient reconnaissants. C’était de plus en plus compliqué. Il rejoignit Fenbeck.
« -Vous me devez… Il réfléchit quelques instants. Qu’avait-on parié, déjà ? Lui demanda Serge.
-Rien.
-Alors vous vous en sortez bien. Vous ne me devez rien. Mais je vous l’avais bien dit : rien vu, rien entendu ! Ah, si il y a une nouveauté, maintenant ce n’est plus un assassin, c’est un sauveur ! Il riait jaune.
-Vous ne seriez pas mieux sur les bords d’une rivière en train de taquiner le goujon ?
-Non. Il ne parle pas assez. Je ne me supporterais pas.
-Je vais pourtant devoir rentrer. Serge, je n’aurai pas la force de…
-Je ne vous demande rien. J’ai toujours assumé seul les conséquences de mes actes. Allons manger un morceau. Après, nous irons nous reposer chacun chez nous…. Nous aurons besoin de cuver un peu. On se reverra demain dans votre antre sinistre.
-Parce que vous pensez qu’il y en aura encore ?
-Il frappe chaque nuit. Il a une régularité de métronome. Avez-vous remarqué que c’est presque toujours aux mêmes heures ?
-Tiens, c’est vrai. En même temps, minuit, c’est l’heure du crime, c’est connu…
-Foutaises ! »

Publié dans Charlie profané

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